Soutenir les communautés et les organisations de la société civile pour conserver les Forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest

Gran Caldera de Luba Scientific Reserve, Bioko . Credit: Justin Jay, The Drill Project.

Soutenu par le Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques (CEPF), A Rocha Ghana, en partenariat avec Ajemalebu Self Help (AJESH) au Cameroun, assure le rôle d’Équipe Régionale de Mise en Œuvre (RIT) pour les Forêts Guinéennes d’Afrique de l’Ouest (GFWA).

Sous la coordination de A Rocha Ghana, le RIT incarne une initiative ambitieuse et collaborative visant à renforcer la conservation de la biodiversité et le leadership de la société civile dans toute la région. Cette initiative met en œuvre la stratégie d’investissement du CEPF en renforçant les capacités des organisations locales, en protégeant les écosystèmes critiques et en amplifiant l’impact de la conservation à travers plusieurs pays et paysages

Renforcer les acteurs locaux de la conservation afin de protéger une biodiversité d’importance mondiale.

À propos du point chaud de biodiversité des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest

Le point chaud de biodiversité des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest (GFWA) s’étend sur 11 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale et couvre environ 617 719 km². Reconnu comme l’un des huit points chauds de biodiversité en Afrique, il se caractérise par une richesse exceptionnelle en espèces et en écosystèmes, abritant 1 084 espèces mondialement menacées et 135 Zones Clés pour la Biodiversité (ZCB).

Ce point chaud est subdivisé en deux (02) sous-régions distinctes : la Haute-Guinée et la Basse-Guinée.
La Haute-Guinée s’étend de la Guinée à la Sierra Leone, au Libéria, à la Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, et marginalement au Bénin.
La Basse-Guinée couvre une grande partie du sud du Nigéria, s’étend au sud-ouest du Cameroun, et inclut São Tomé-et-Príncipe ainsi que les îles d’Annobón et de Bioko en Guinée équatoriale.

Ces deux sous-régions sont séparées par le Dahomey Gap, un corridor de savane situé au Bénin et au Togo.

L’Équipe Régionale de Mise en Œuvre (RIT) guidera et supervisera le développement d’un portefeuille de 80 à 100 subventions entre 2026 et 2030. Ces subventions seront attribuées à des organisations non gouvernementales, des organisations de la société civile, des organisations communautaires, des institutions académiques, des entreprises privées et d’autres entités éligibles dans toute la région.

À propos du Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques (CEPF)

Le Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques (CEPF) est un mécanisme mondial de financement créé en 2000 pour protéger les points chauds de biodiversité de la planète, parmi les écosystèmes les plus riches biologiquement mais aussi les plus menacés au monde. Le CEPF soutient les organisations de la société civile dans les pays en développement et les économies en transition afin de mener des actions de conservation visant à protéger les espèces, renforcer la gestion des écosystèmes et promouvoir un développement durable.

Le CEPF est une initiative conjointe de l’Agence Française de Développement, de Conservation International, de l’Union européenne, de la Fondation Franklinia, de la Fondation Hans Wilsdorf, du Fonds pour l’Environnement Mondial, du gouvernement du Canada, du gouvernement du Japon et de la Banque mondiale.

Un effort régional pour un patrimoine mondial

Le point chaud de biodiversité des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest (GFWA) constitue un patrimoine d’importance mondiale, abritant des espèces uniques, des écosystèmes riches et des communautés étroitement liées à la nature. La région est confrontée à des menaces croissantes telles que la déforestation, les changements d’affectation des terres et l’exploitation non durable des ressources, rendant indispensable une action coordonnée et un leadership local fort.

Grâce à cette collaboration, le CEPF et l’Équipe Régionale de Mise en Œuvre (RIT) renforcent les capacités des communautés et des organisations de la société civile afin d’accroître la résilience des espèces, des écosystèmes et des populations face aux changements climatiques. Le partenariat assure une coordination stratégique, un appui technique et un renforcement des capacités des organisations à travers le point chaud, en combinant expérience régionale, expertise scientifique et savoirs locaux pour garantir des actions de conservation efficaces et durables.

Protéger les sites et les espèces prioritaires

Le RIT travaille en étroite collaboration avec les bénéficiaires de subventions afin de soutenir la conservation dans les paysages prioritaires et les Zones Clés pour la Biodiversité (ZCB). Les actions portent sur la protection des espèces menacées, la restauration des habitats dégradés et la promotion de la gestion durable des ressources naturelles.

La participation des communautés est au cœur de cette approche, garantissant que les actions de conservation contribuent également aux moyens de subsistance et au développement local. Grâce à un appui coordonné et à l’apprentissage régional, le projet permet de valoriser les réussites locales et de mettre à l’échelle des solutions qui protègent la biodiversité tout en bénéficiant aux populations.

Une vision à long terme

Au-delà du soutien aux projets individuels, le RIT vise à laisser un héritage durable. En investissant dans les personnes, les institutions et les partenariats, l’initiative contribue à bâtir une société civile résiliente, capable de maintenir des actions de conservation sur le long terme.

À travers ce modèle collaboratif, A Rocha Ghana et AJESH ne se limitent pas à coordonner l’investissement régional du CEPF, mais contribuent également à structurer une communauté de conservation plus forte, mieux connectée et plus efficace dans l’ensemble des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest.

Profil de l’écosystème : point chaud de biodiversité des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest

Les investissements du CEPF en matière de conservation sont guidés par le « Profil d’écosystème ». Ce document définit des orientations stratégiques et des priorités d’investissement visant à orienter les organisations de la société civile dans leurs demandes de subventions, ainsi que le CEPF dans l’attribution des financements afin d’atteindre les objectifs fixés.

Le Profil d’écosystème met en évidence les enjeux de conservation les plus critiques du point chaud, garantissant ainsi que les financements du CEPF sont orientés vers les zones où les besoins sont les plus importants.

Trouvez les réponses aux questions fréquentes sur l’investissement de la Phase III des Forêts guinéennes (2026–2030).